Oser demander de l’aide 

Lorsqu’on rencontre une difficulté, qu’on traverse une épreuve, un deuil, où qu’on affronte une maladie, il est bon de bénéficier de l’éclairage d’un parent, d’un ami, d’un médecin, d’un thérapeute, d’un coach, voire d’un religieux.

Garder pour soi un mal-être, un traumatisme, sans le partager, peut conduire à l’isolement et à l’aggravation de la situation.

Il arrive en revanche qu’une personne ne se sente pas prête pour parler, se confier ou travailler sur ses pensées limitantes et préfère demeurer seule dans cette phase d’acceptation. Souvent il peut être salvateur d’essayer d’affronter une épreuve par ses propres moyens, avec ses ressources, en prenant son temps et pouvoir dire avec fierté : « je m’en suis sorti(e) tout(e) seul(e) sans l’aide de personne ».

Mais, dans bien des cas, oser demander de l’aide relève plus d’une qualité que d’une faiblesse.

Laurent, 48 ans, chef d’entreprise, a vu 50% des effectifs de sa société partir en même temps et a enregistré une baisse de l’activité. Se sentant seul pour affronter ce qu’il qualifie d’un « tsunami », il a frôlé le « burn-out », a envisagé de quitter le navire et de vendre son affaire.

Il nous livre son témoignage : « un matin, je me suis levé avec des idées noires, incapable d’aller au bureau, j’ai abandonné mon poste durant 10 jours. J’ai demandé de l’aide à mes proches, à des amis, à un coach…ne serait-ce qu’une heure par semaine pour porter le courrier à la poste, des chèques à la banque…tous ont répondu présent et certains d’entre eux sont venus prêter main forte à l’équipe – qui a été rassurée. J’ai retrouvé du plaisir, du sens dans mon métier et fort de cette expérience douloureuse j’ai mille idées de développement !!! ».


>> Si vous vous sentez isolé(e), pourquoi ne pas demander de l’aide ? L’association AOM peut s’avérer utile.