Compréhension du trouble

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« Si on comprenait, on ne pourrait plus juger ». André Malraux

  • Une accumulation d’épreuves, une simple contrariété peuvent faire disjoncter avec pour conséquence un désir de fuite ou de la violence exprimée. Le malaise arrive, envie de rien…si ce n’est de « disparaître », la bouche est sèche, le mal-être s’installe pour plusieurs jours ; difficile à localiser et à formaliser tant il est diffus.
  • Les pensées négatives et limitantes occupent le champ de l’esprit et font croire – à tort – que c’est la réalité. La rumination arrive. On ressasse le passé, on s’autosabote au présent et on angoisse quand on se projette dans l’avenir.
  • Le sommeil est perturbé, quelques fois plusieurs nuits se passent sans parvenir à fermer l’œil. Notre cerveau « tilte » et c’est le déclenchement de la mauvaise humeur avec une basse estime de soi et des idées noires voire suicidaires parfois.
  • Impossible d’apprécier l’instant présent, même si l’on parvient à donner le change en société. Difficulté d’affronter le regard des proches qui s’inquiètent et ne comprennent pas ce qui se passe ; un sentiment d’être incompris, différent, en décalage, voire un « extra-terrestre ». Voir notre article sur les hauts potentiels.
  • Impossible de relativiser face à ses problèmes, à son état. Sensibilité exacerbée, hypersensibilité, émotivité, empathie extrême sont des mots qui reviennent souvent ; sans oublier les termes régulièrement employés à l’encontre de ce public avec des jugements de valeurs du type : « Il (ou elle) EST lunatique, caractériel(le) versatile, cyclothymique, borderline, bipolaire et pourquoi  pas malade mental !!! » 
  • Les déclencheurs de cette humeur négative peuvent être divers et variés. Ils se produisent dans les relations familiales, amoureuses, amicales, professionnelles (et plus précisément lors de conflits, ruptures, séparation, procrastination, burn-out, voire brown-out ou perte de sens au travail..).
  • Les émotions de colère, d’anxiété, de honte, d’impatience prennent le relais avec leur cocktail de peurs souvent exagérées. Peur de ne pas être aimé, de décevoir, de manquer d’argent, de l’abandon, de la séparation, de l’Autre, qui feraient écho avec nos mémoires passées (un accident, un traumatisme, une éducation trop sévère, la naissance, la mort…).
  • Plus généralement, on ne vit pas la vie pour laquelle on a été « programmé ». On est un simple acteur alors qu’on devrait être le metteur en scène de sa vie. On n’est pas en phase avec son véritable chemin, sa voie. On veut faire plaisir mais on ne se fait pas plaisir. Car on est plein de devoirs envers les autres et on ne s’écoute pas. On s’est juste oublié au passage en négligeant ses propres besoins !
  • C’est donc quelque chose qui va contre notre volonté, nos désirs, qui ne va pas dans notre sens, avec ce que l’on a décidé. Il y a accumulation de choses contraires – d’où cette contrariété. On VEUT tout maîtriser, ne pas lâcher…et comme on ne peut agir sur la situation, alors on « pète les plombs ».

Nous sommes là dans une phase d’humeur « basse ».

  • A d’autres moments, on peut en revanche se sentir tout puissant, ingénieux, créatif, vif, sans aucun complexe ni frein. Doté d’une grande créativité, d’intuitions, dépensant son argent et son énergie de manière addictive, on est capable de lancer plusieurs projets à la fois, de multiplier les relations amicales voire amoureuses.

Bienvenue dans la phase d’humeur « haute » !

  • Ces « montagnes russes » de l’humeur usent nos proches et finissent par nous fragiliser physiquement et psychiquement.
  • Il est temps d’agir sans plus tarder et d’oser demander de l’aideau risque de sombrer peu à peu dans une grave dépression, voire pour certains, une tentative de suicide.

cropped-capture-d_c3a9cran-2016-08-07-c3a0-16-14-06.pngVous vous reconnaissez dans ces schémas, poursuivez l’aventure en cliquant sur la rubrique Ouverture (Etape 3)


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