Quel choix pour notre humanité ?

Nous sommes tous amenés à prendre des décisions pour des sujets de société, les migrants, un candidat à l’élection présidentielle, etc. Souvent, nous aurons à faire le choix entre 2 camps : celui de la PEUR et celui de la CONFIANCE, l’espérance, l’altruisme, l’amour. 

Dans son livre sur « La convergence des consciences » (Ed. Le Passeur), Pierre Rabhi nous propose sa vision :

« …Le vrai problème de l’humanité c’est la peur. Le premier scoop de l’enfant devenu adulte c’est lorsqu’il apprend qu’il est mortel et donc provisoire sur la terre. La peur s’installe et l’aspiration à la sécurité réveille l’imaginaire et engendre des consolations métaphysiques. Ensuite, on accumule et on se barricade… Chaque nation se réfugie derrière ses frontières, a peur de ses voisins et fabrique des murs et des armes pour se défendre. L’humanité se retrouve ainsi enfermée dans une sorte de dévotion à la mort. Ce perpétuel perfectionnement de l’art de s’exterminer montre d’ailleurs qu’il y a une profonde immaturité collective. La peur réside en fait dans les catacombes de l’être, dans le labyrinthe de sa psyché. L’homme est doté d’une pensée à trois dimensions (passé, présent et futur), mais c’est un angoissé congénital. Certaines doctrines préconisent de s’ancrer dans le présent parce que c’est le seul de ces états qui soit effectivement réel. Mais même quand on imagine que le futur sera radieux, c’est en fait un stratagème d’apaisement mis en oeuvre pour conjurer notre terreur cachée puisque nul ne sait avec certitude quand la mort va le soustraire de la vallée des larmes. Tout un imaginaire se déploie pour conforter des hypothèses sécurisantes. Renaissance et résurrection sont autant de stratégies d’échappement, d’hypothèses pour exorciser cette peur « mauvaise conseillère ». C’est ainsi qu’au lieu de répondre par la fraternité, on maintient la peur qui suggère la quête de sécurité qui elle-même suggère la bombe atomique. Tant qu’on ne comprendra  pas que l’humanité est, par essence, une et indivisible dans sa diversité, que nous vivons sur une planète commune, que nos destins sont intimement liés, on ira de souffrance en souffrance. C’est autour de cette évidence qu’il faut construire le vivre-ensemble. Sans cette posture, l’incompréhension et la dualité continueront à faire de l’avènement humain une tragédie. La peur ordinaire que nous partageons avec toutes les créatures et qui suscite l’instinct de survie est en quelque sorte inscrite dans la continuité de la vie. Les peurs provoquées par la subjectivité et l’irrationalité sont autrement ravageuses et conduisent aux plus grandes tragédies de l’Histoire. Seul l’amour authentique est en mesure de venir à bout de cette incommensurable anomalie… ». 
 

>> L’association AOM regroupe des patients, thérapeutes, médecins prêts à aider bénévolement et à éclairer par leur expérience, leur spécialité de thérapie, leur conseils de lectures….les personnes souffrant de Mal-être.