S’ouvrir aux autres

Corinne, membre de notre association, nous livre un témoignage personnel sur la forme d’aide qu’elle entend offrir au sein d’AOM :

« Il est des moments dans la vie où elle devient insupportable, inacceptable, invivable, où elle nous ronge de l’intérieur et où on ne trouve plus la force et l’énergie de continuer à lutter. Tout devient alors insurmontable. Et pourtant !!! Un regard, une main tendue, un sourire, un geste, un signe si anodin et si minime soit-il, même s’il provient d’un inconnu, peut redonner de l’espoir, entrouvrir une porte, aider à comprendre quelque chose qui va nous faire avancer pas à pas. Ces situations me sont arrivées à de multiples reprises et nombreux sont ceux qui m’ont aidé sans même le savoir.

Juste un mot, une phrase, un petit rien qui pourtant fait beaucoup. Ces « petits détails » qui en temps ordinaires paraissent insignifiants et auxquels on n’accorde que peu d’attention, voire aucune, sont là. Ils nous aident à relever la tête, à continuer et à retrouver ne serait-ce qu’un court instant un apaisement, un tout petit peu d’espoir que tout n’est pas perdu et qu’on va y arriver. Ils redonnent du tonus et réactivent la vie qui est en chacun de nous.

Dans un cercle plus intime et dans une relation de confiance, oser parler de sa souffrance est salutaire, se livrer sans retenue, sans peur d’être jugé. Mettre des mots sur ce vécu pour pouvoir se faire comprendre permet déjà de mettre de la distance avec ce qui nous tort. Trouver une oreille disponible et bienveillante permet de se sentir entendue et de mieux s’entendre soi-même.

La solution à tous nos tracas, soucis et souffrances est bien entendu en nous mais c’est au travers de l’autre que nous trouvons notre route.

Aucune rencontre n’arrive par hasard. Ne pas se fermer, oser aller vers l’autre, même s’il faut parfois se faire violence, a été pour moi la solution. Je ne l’ai pas fait délibérément avec cette intention, mais je me suis très vite aperçue que je me sentais mieux après.

La lumière qu’elle soit spirituelle ou de quelque nature que ce soit, est toujours au bout du tunnel et même s’il n’est pas facile de le traverser, on peut tout au long du chemin tenter de déceler ces petites lueurs qui redonnent de l’espoir et le courage de continuer.

A posteriori, quand on regarde derrière nous et que le temps a passé, on réalise combien cette épreuve a pu nous faire grandir, comment elle nous a aidé à mieux nous connaître, mieux nous comprendre et nous incite encore plus à ouvrir notre cœur à l’autre.

Dès lors, comment ne pas avoir envie de faire profiter d’autres personnes de mon expérience. Je n’ai aucune compétence particulière, juste l’envie d’aider, d’être là, présente, disponible, à l’écoute pour permettre à l’autre de mieux s’entendre ». 

>> Si comme Corinne, vous souhaitez rejoindre notre groupe d' »aidants« , n’hésitez pas à nous contacter