Un cas parmi tant d’autres…

Une maman a récemment pris contact avec notre association pour tenter de mieux comprendre les troubles de son fils âgé de plus de 30 ans, qui vit avec sa maladie (maniaco-dépression ?) depuis une dizaine d’années et qui refuse de voir un médecin.

Elle souhaitait savoir comment l’aider, lui faire entendre qu’il doit se soigner et l’amener à consulter.

Bien entendu, il est toujours préférable de consulter un psychiatre pour poser un diagnostic précis et connaître les moyens proposés par la médecine conventionnelle afin de soulager les souffrances psychiques.

En cas de refus de la personne, notre association peut être une alternative.

Voici une extrait de nos premiers conseils :

« Madame,

Vous pourriez dans un premier temps lui parler du blog d’AOM, lui soumettre (ou lui lire) le chapitre « compréhension du trouble » et voir si cela lui parle.

Quand vous aborderez le sujet avec votre fils, il se peut qu’il ne ressente pas encore le besoin d’être aidé.

Souvent une question de timing…

Peut-être ne sera-t-il pas encore prêt. Il faut le respecter.

Peut-être sera-t-il dans le déni : « je vais bien, je n’ai pas de problème, besoin de personne, ce sont les autres qui m’empêchent de vivre ma vie ou encore c’est à cause de…mon père..de ma mère…ou de telle autre personne…. ».

Aller pas à pas, surtout ne pas le forcer, se contenter de dire que vous l’aimez, qu’il peut compter sur vous, que vous avez trouvé une association qui a un blog (une sorte de boîte à outils, un petit guide avec plein de conseils utiles ou un panier de ressources…) alimenté par des personnes qui ont traversé les mêmes crises, qui vont mieux et qu’il peut contacter quand il le désire.

Ensuite laisser faire le temps car le chemin est parfois long pour parvenir à équilibrer ses variations de l’humeur, et la bonne nouvelle, c’est que c’est possible, pour autant qu’il prenne lui-même la décision d’aller mieux.

Et au bout de ce chemin semé d’embûches, il y a souvent une amélioration de l’état avec des talents exprimés dans des disciplines propices à ces personnes dotées d’un grande sensibilité et des qualités dans l’écoute, la créativité, l’empathie, l’écriture, l’art sous toutes ses formes, etc…

D’autant que les grands sensibles de notre époque (nous préférons ce terme à celui de bipolaire ou maniaco-dépressif) se sont illustrés dans des domaines aussi variés que la politique, l’écriture, les sciences, la musique, les arts voire le sport avec Martin Fourcade aux derniers JO !!!

Donc courage, espoir et Patience qui est LA vertu première, et savoir que les crises de l’humeur sont autant de messages, d’informations (pour corriger en soi ce qui ne va pas ou lorsqu’on s’éloigne de sa propre voie) jusqu’à ce qu’on comprenne les ressorts de cette « mal-a-dit ».