Entreprise et mieux-être 

Selon une enquête relatée par Jacques Lecomte dans son livre « Les entreprises humanistes, comment elles vont changer le monde » (Ed.Les Arènes paru en 2016), 75% des salariés sont heureux dans leur entreprise. 

Pour autant, il y a des souffrances bien réelles au travail (licenciement, harcèlement, burn-out, suicide…) et les jeunes générations imaginent l’entreprise comme un monde violent – souvent relaté par les médias – où le culte de la performance, du productivisme, de l’intérêt personnel et de la concurrence effrénée, prévaut sur la qualité de vie au travail. 

Heureusement, les consciences évoluent et de plus en plus de patrons ayant subi un burn-out, ou connu une baisse significative de leur chiffre d’affaire, ou par convictions profondes, se lancent dans la « libération » de leur entreprise. 

Le concept ?

Il pourrait se résumer en ces points : système basé sur la confiance dans lequel les employés sont placés au cœur de l’organisation, l’encouragement de la prise d’initiatives, le droit à l’erreur, l’autonomie et la responsabilisation des collaborateurs, la coopération entre chaque service de l’entreprise, la circulation de l’information, le partage de la satisfaction des clients, la réduction des contrôles, l’accompagnement des collaborateurs – notamment les résistants aux changements,…

La règle ? 

Chaque service décide de ce qui est bon pour son fonctionnement (congés, absences, souhait de formation, choix des clients, besoin d’aide, de stagiaires…) en respectant 3 points : toute décision devra être un plus pour le client, avoir un coût limité pour l’entreprise et recueillir l’adhésion de l’équipe. Ici, les bonnes idées doivent être mises en œuvre rapidement. 

La question à se poser ? 

Que puis-je faire pour satisfaire l’autre (le client, le collaborateur, le fournisseur) ?

L’impératif ? 

La remise en cause régulière de l’organisation, de la façon de fonctionner afin d’être acteur du changement et que l’entreprise soit agile et adaptable à son environnement en permanence.

La difficulté ? 

Que le management, les supérieurs hiérarchiques abandonnent leur « ego », s’auto-disciplinent pour ne prendre que les décisions stratégiques, deviennent des « leaders serviteurs », bref qu’ils incarnent cette vision d’une entreprise plus humaine. 

Tel est l’enjeu des organisations (entreprises, associations, établissements publics….) pour s’adapter à un monde en constante mutation, à capter les jeunes générations, voire à être des « passeurs de mieux-être » ; car un employé heureux rayonne au sein de l’entreprise, sur les clients, dans leur famille respective et le cercle vertueux peut enfin s’accomplir. 

>> L’association AOM regroupent des membres, chefs d’entreprise ayant mis en place ce système après une succession d’épreuves, des employés ayant souffert de « petits chefs » harcelant, de coachs en management ayant éclairé la voie de nombreuses personnes. Besoin d’un témoignage, d’une écoute, d’un soutien ? Contactez-nous !