Ce que la maladie nous apprend

Lorsque la maladie s’invite dans notre vie, des changements radicaux peuvent se produire.

Il arrive que l’on devienne plus attentif, plus philosophe, plus profond. Il y a un avant et un après (la maladie).

On prend conscience de la fragilité de la vie, on la chérit davantage et on apprécie les petites choses de la vie.

Un pallier de plus est ainsi franchi comme une évolution de conscience.

Thibaut, nouveau membre d’AOM, diagnostiqué bipolaire, reconnaît avoir eu une jeunesse chaotique (alcool, drogue…).

Il propose son aide aux adhérents de notre mouvement et nous livre son témoignage :

« Si à 44 ans, j’ai trouvé une bonne stabilité et donc un bon équilibre, je peux dire que ça n’a pas toujours été le cas. C’est vrai qu’en relativisant et positivant, on voit les choses différemment. Je suis conscient d’avoir énormément de chance, je ne manque de rien. J’achète principalement ce dont j’ai besoin. Le travail est primordial. Le fait d’être inséré dans la société est très important et ça fait du bien au moral. Je suis très content d’avoir acquis de la maturité et une certaine évolution. Sans volonté on n’arrive à rien. L’argent, certes, ça aide mais ça ne fait pas tout. Vu tous les toxiques que j’ai connus jusqu’à 22/23 ans, il me reste quand même le plaisir du tabac à rouler, café le matin, déca l’après-midi. Passionné de tennis mais actuellement blessé. Ce n’est pas grave, crème solaire, lunettes de soleil et je fais un petit tour, musique électronique dans mon smartphone… Voilà ! bien dans ma tête..bien dans mes baskets..ne pas se compliquer la vie..aller à l’essentiel« .