Quand on ne sait plus à qui s’adresser…

Les troubles de l’humeur sont tels que lorsqu’on surfe sur la vague du bien-être, on pense que cela va durer et qu’on a trouvé en nous, en son médecin ou dans les médicaments, les ressources nécessaires à notre guérison.

Puis, suite à une contrariété, une colère, une émotion négative,…on replonge dans un mal-être sournois dont la cause est floue et l’incompréhension totale.

On veut alors – le plus vite possible – retrouver cet état de grâce, de légèreté, de fluidité que l’on connaissait la minute d’avant.

Mais non, rien n’y fait !

On essaie de se raisonner : en vain … on est tenté de s’administrer une double dose médicamenteuse : grave erreur… on se rue sur notre téléphone pour joindre en urgence notre psychiatre : occupé…. bref on ne sait plus vers qui se tourner, préférant épargner nos proches d’une énième crise.

On se dit qu’on peut disparaître, la terre entière s’en ficherait !

Et si, déjà, comme un instinct de survie, on observait quelques gestes simples :

– on se pose, à l’écart des autres, en silence.

– on respire profondément (4 secondes à l’inspire, on bloque sa respiration 4 secondes, on expire 4 secondes, on bloque 4 secondes et on recommence régulièrement pendant 5mns).

– on se répète une phrase hautement positive telle que : « je fais entièrement confiance en la vie ».

– on note dans un carnet tout ce qui nous passe par la tête, des idées, des envies, des projets…

– on peut enfin contacter un proche qui nous soutient, une personne capable d’écouter sans juger, une association comme AOM, …. pour sortir de l’isolement et s’enrichir de pistes suivies par d’autres qui ont fait leurs preuves.

Là, on se sent moins seul(e), on a partagé son fardeau, on s’est aperçu(e) que la réalité de la situation est moins dramatique que ce l’on pensait la minute d’avant, on reprend espoir et on peut se remettre pas à pas sur son chemin.

Certes les autres sont nécessaires à l’amélioration de son état, mais le plus important c’est le travail sur soi que la maladie nous invite à faire ; long, semé d’embûches et de rechute, décourageant parfois, mais ô combien salvateur quand on parvient par soi-même à se libérer de ses petits démons intérieurs.